🏀 Hors-série : Avant ChatGPT, il y avait « The Answer ». Hommage à la vraie IA : Allen Iverson.

Sur ce blog, nous passons nos journées à décortiquer des algorithmes, à analyser des réseaux de neurones et à nous émerveiller devant la puissance de calcul des nouvelles puces de la Silicon Valley. Nous parlons d’Intelligence Artificielle à longueur de temps.

Mais aujourd’hui, c’est dimanche. Et il est temps de faire une pause. Il est temps de se rappeler que les deux lettres « I.A. » ne désignent pas seulement des lignes de code froides et logiques.

Pour toute une génération, « AI » ne signifie pas « Artificial Intelligence ». « AI » signifie Allen Iverson.

Ce matin, on range les GPU et on sort le parquet ciré. Hommage à une légende de la NBA qui, à sa manière, a « hacké » le système bien avant l’ère du numérique.


Le « Glitch » dans la Matrice NBA

Si la NBA des années 90 était un logiciel parfaitement codé pour des géants de 2 mètres, Allen Iverson en était l’anomalie. Le bug. Le « glitch » magnifique.

Du haut de son (très généreux) 1m83, Iverson n’aurait jamais dû dominer une ligue de titans. Pourtant, dès son arrivée en 1996 chez les Philadelphia 76ers, il a défié toutes les logiques.

Contrairement à nos IA modernes qui ont besoin de milliards de paramètres pour fonctionner, Iverson n’en avait qu’un seul : le cœur. Il jouait chaque match comme si c’était le dernier, se jetant sur les ballons perdus, attaquant le cercle face à des pivots pesant 50 kilos de plus que lui, et jouant à travers des blessures qui auraient cloué n’importe qui d’autre au lit. Il était l’incarnation du « Pound for pound, the greatest » (le meilleur kilo pour kilo).

L’algorithme infaillible : Le Crossover

Les IA génératives sont fortes pour créer des images, mais Allen Iverson, lui, pouvait briser des chevilles.

Sa puissance de calcul à lui résidait dans son « handle » (sa maîtrise du dribble) et surtout, dans son Crossover. Un mouvement signature dévastateur : une hésitation d’une fraction de seconde, un changement de direction fulgurant, et le défenseur se retrouvait à chercher son équilibre.

Même le dieu vivant Michael Jordan en a été victime lors de l’année rookie d’Iverson. C’était un algorithme humain que personne n’a jamais réussi à « débugger ». C’était de l’improvisation pure, de l’instinct, quelque chose qu’aucune machine ne peut encore répliquer.

Il n’a pas suivi le « Prompt », il a créé le Style

Avant l’an 2000, la NBA avait une image très lisse. Puis Iverson est arrivé.

Il ne s’est pas contenté de jouer au basket, il a importé la culture hip-hop sur les parquets. Les tresses collées (cornrows), les tatouages sur tout le corps, les shorts baggy, les bijoux… Il ne suivait pas les instructions, il ne répondait pas à un « prompt » marketing. Il était authentiquement, brutalement lui-même.

Il a tellement bousculé les codes que la NBA a dû instaurer un « dress code » pour essayer de le contenir. Spoiler : ça n’a pas marché. Son influence culturelle a été plus forte que l’institution. Aujourd’hui, si les joueurs NBA sont des icônes de mode, c’est grâce à la brèche ouverte par « The Answer ».


Conclusion : L’artificiel ne remplacera jamais le « Swagger »

Alors oui, GPT-5 sera sûrement incroyable. Les robots du CES feront bientôt notre vaisselle. Mais aucun d’entre eux n’aura jamais le quart du charisme d’Allen Iverson enjambant Tyronn Lue lors des finales 2001.

La technologie est fascinante, mais elle est prévisible. Le génie humain, celui d’Iverson, était le chaos magnifique, l’imprévisible, l’émotion pure.

Parfois, il est bon de se rappeler que la meilleure version de « l’IA » n’est pas celle qui est faite de silicium, mais celle qui est faite de chair, d’os et d’un talent brut inoubliable.

Merci pour tout, AI.

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